L’univers poétique de la céramiste Caroline Worner
Une formation devenue passion
Caroline Worner a mis la main à la pâte en démarrant une nouvelle activité de loisir. De la céramique, elle a fait ensuite son métier au fil de plusieurs formations. Puis, du travail de céramique utilitaire, Caroline Worner est passée à une forme plus artistique de travail de la terre en créant des pièces qui mettent en évidence la technique de la porcelaine papier. “ J’ai commencé par des cours du soir, puis j’ai suivi une première formation de 4 ans à l’Ecole Duperré de Paris et un second apprentissage sur le décor en couleurs dans un lycée professionnel. Et je continue toujours à me former par le biais de stages ou en pratiquant des échanges de connaissances avec d’autres artistes”, raconte Caroline Worner
©C. Worner
Toutes les qualités de porcelaine papier
Pour modeler la plupart de ses créations, Caroline Worner utilise un mélange de terre de porcelaine, de cellulose et de fibres de lin qui permet de façonner une pâte souple et très malléable qui se plie, se replie, se répare. Travaillée à la main, elle l’utilise en très fines ou plus épaisses couches comme du papier plié, découpé, du tissu enroulé, plissé ou plus massivement pour les sculptures, repoussant les limites de l’expérimentation et aller encore plus loin dans la complexité. “Sur certaines pièces, un email transparent recouvre d’un voile glacé la surface sans décor pour souligner le caractère minimaliste de la porcelaine. D’autres pièces travaillées en couleurs avec des mélanges de porcelaine liquide et de colorants ou teintées dans la masse ou en surface, sont uniquement vitrifiées par une cuisson à 1280°. Toutes ces préparations sont fabriquées dans mon atelier. Soucieuse de préserver l’environnement, je recycle les matières premières décantées issues des nettoyages. J’utilise de l’eau de pluie qui, pour finir, arrose le jardin.” Et le jardin, c’est la source principale de son inspiration qui jaillit de ses observations sur le monde végétal et animal. Silhouettes furtives aquatiques ou nuageuses issues d’un style figuratif, leur restitution en terre navigue entre géométrie et abstraction.
©C. Worner
Une nouvelle technique appréhendée
Sa prochaine exposition au Musée d’Etampes commencera à l’occasion des Journées des Métiers d’Art le 31 mars 2017 et durera jusqu’à la fin du mois d’août 2017. Pour la réaliser, elle a expérimenté une nouvelle technique, le transfert d’images sur porcelaine crue, selon lequel les photos "cuisent" avec la terre. En amont, un long travail de recherche qui l’a amené à investiguer telle une journaliste, avant de s’attaquer au montage de prises de vues.
©C. Worner
Elle a ensuite réalisé 38 cartes postales, sortes de blasons ou canivets profanes, dont une en porcelaine perforée et encadrée d’une bordure au crochet, qui racontent le patrimoine manuel de chaque commune de la région Sud-Essonne.
Contact :
Caroline Worner, 06 11 19 47 87
Mail : c.worner@free.fr
www.cworner.free.fr
Exposition “Fait main. La mémoire du geste au Pays de l’Etampois
Musée intercommunal d’Etampes, du 31 mars au 31 août 2017
Place de l’Hôtel de Ville-Cour de l’Hôtel-de-Ville
91150 Etampes.
muse@casese.fr
Tél. : 01 69 92 69 02/12
www.journeesdesmetiersdart.fr/manifestation/fait-main-la-memoire-du-geste-au-pays-de-letampois
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