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Forestier, au fil des savoir-faire

En valorisant les techniques artisanales, la maison d’édition de luminaires Forestier renouvelle sans cesse le design de ses modèles. Bambou, fil de fer, et abaca sont les matières premières qui tissent des formes légères et intemporelles.
par Anne Swynghedauw, le 16 February 2018

Depuis plus de 15 ans, ces savoir-faire issus des Philippines associent design et artisanat dans l’esprit solidaire, tout en maintenant le niveau de production de l’entreprise. Offrir la possibilité aux familles de vivre en direct de leur production et proposer aux enfants de suivre une scolarité normale, tels sont les challenges de la maison Forestier.

Le bambou, l’abaca, ou le simple fil de fer, sont associés aux techniques ancestrales de travail manuel et aux créations des designers, tels qu’Arik Levy, Elise Fouin, Anon Pairot... Plusieurs artisans se succèdent dans la réalisation de ces lampes et autres luminaires, dont chaque modèle est une pièce unique!

Avec un léger diffusant, les suspensions en bambou sont conçues avec grâce et poésie dans un esprit intemporel.
©Forestier

Façonner le bambou

Plus il y a de coupes, plus il y a de repousses : il est la matière renouvelable par excellence. Originaires du nord de la grande île de Luzon aux Philippines, les bambous, utilisés par la maison Forestier, poussent dans des montagnes ou seule la main de l’homme peut aller. La matière première est sélectionnée pour sa  grande hauteur (plusieurs mètres !) avec des nœuds très éloignés. A l’atelier, les tiges sont coupées en sticks, puis en lamelles, séchées au soleil et mises sous gabarit.

La collection poétique entre nature et design, Bambou light est signée du designer Arik Lévy.
©Forestier

Tresser l'abaca

Variété de bananier originaire des Philippines, sa fibre est récoltée et extraite à la fois de ses tiges et de ses grandes feuilles oblongues. Très résistante, elle servait autrefois à la fabrication des cordages de bateaux, et aujourd’hui elle est encore utilisée pour la fabrication des ficelles et des cordes aux multiples usages. Après avoir taillé à la main les tiges une à une, les longues bandes de fibres blanches sont ensuite lavées et séchées au soleil.

Transformées en fils puis collées, les fibres sont réunies pour en faire de petites bandes appliquées sur un moule. La lampe ainsi mise en forme est enduite d’une résine qui lui assure son maintien et sa finition.

L’abat-jour, tout simple en fil de fer, emprunte les formes des lanternes traditionnelles dans un style plus contemporain.
©Forestier

Structurer le fil de fer

ADN de la maison Forestier depuis le premier jour, le fil de fer est toujours aussi présent dans ses collections. Sa simplicité apparente lui permet d’être tourné, tendu, coupé, assemblé et soudé, puis mis en forme sur des gabarits, et peint au final. Pour la maison Forestier l’univers des formes et des possibilités offertes par cette technique reste infini et constitue depuis toujours la source d’inspiration première de toutes ses réalisations.

www.forestier.fr

Bien rangées les bâtonnets de bambou seront moulés et cintrés en abat-jour. Plusieurs artisans se succèdent afin de réaliser à la main chaque partie des futures lampes. Les structures en bambou se déclinent en lampes à poser, suspensions ou lampadaires, modèle Bambou light, création Arik Lévy.
©Forestier

Les lampes poétiques du designer Ano Pairot sont une ode à la nature, réalisées entièrement à la main dans le respect de la production artisanale.
©Forestier

Une version sophistiquée de la suspension Chanpen du designer Anon Pairot, avec une structure en laiton et marbre contrastant avec des six diffusants en abaca.
©Forestier

Aussi malléable ou presque que les fibres végétales, le fil de fer, est l’une des bases des créations de la maison Forestier.
©Forestier

Matière première malléable, la plante de l’abaca est utilisée dans sa totalité. De la tige à la feuille, les fibres sont séchées au soleil.
©Forestier

Les cordes, issues de la fibre d’abaca, sont moulées afin de réaliser des suspensions ajourées.
©Forestier

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