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Construction et récupération

Tuiles, poutres, tomettes, portes, baignoires, les matériaux et équipements anciens de récupération ont le vent en poupe. Leur patine naturelle fait merveille dans une maison ancienne et mais aussi offre un supplément d’âme à une maison neuve.
par Agnès Zamboni, le 15 July 2015

Un réseau de spécialistes

Ce qu’on appelle les antiquaires du bâtiment forment une profession de brocanteurs spécialisés qui, à l’occasion de démolitions, récupèrent divers matériaux de construction et second-œuvre. Ils se démarquent des antiquaires qui chinent des meubles et des objets décoratifs. On en dénombre environ 300 en France. Ils favorisent le réemploi de matériaux anciens lors de rénovations. La plupart proposent les éléments bruts dans leur jus, d’autres nettoyés, voire une possibilité d’adaptation et une pose dans le nouveau lieu pour une seconde vie. Ainsi portes, radiateurs, parquets, cheminées et même éléments d’architecture intérieure ou extérieure peuvent retrouver une nouvelle utilisation dans une autre demeure. 

Salle carrelée avec des tomettes anciennes de couleur rouge, chez Vestiges de France.
©DR

Une variété de matériaux de récupération

Tuiles aux teintes panachées et variées, ardoises naturelles, poutres massives, portes, boiseries, châssis de fenêtres, cheminées, ornements d’architecture et de jardins, sols en terre cuite, pierre ou carreaux ciment à la patine inimitable, les matériaux de récupération sont légions et recherchés, pas seulement pour la restauration des bâtiments historiques. Ils s’intègrent facilement dans une habitation ancienne, mais présentent parfois des problèmes de pose à cause de leur état et de leurs dimensions particulières. Il faut donc faire souvent appel à un professionnel très qualifié pour les installer.

Cheminée parisienne de style Louis XV datant de la seconde moitié du XIXe siècle. Corps en marbre blanc agrémenté d’un décor central de coquille. Jambages en gaine et ligne de foyer travaillée en courbes et contre-courbes. Contre-cœur en céramique et laiton à décor floral. Largeur au corps : 124 cm, chez Origines.
©DR

Les pièges à éviter

Les matériaux de construction anciens sont lourds. Le transport présente donc un surcoût important. Les stocks étant limités, il est souvent difficile de trouver une grosse quantité d’un matériau défini dans un format et une dimension particulière (carreaux ciment, tomettes…).

Dans un lot, certains éléments fragilisés peuvent être abîmés et non réutilisables ; donc, pensez à prévoir une quantité supérieure aux besoins en cas de casse lors du nettoyage ou de la pose. Les carreaux de récupération peuvent permettre de remplacer certains éléments hors d’usage dans un sol existant, mais il est bien difficile, pour un simple bricoleur, de recomposer un sol tout ancien. 

Un juste équilibre entre matériaux de construction neufs et matériaux de récupération donnera nécessairement à votre maison un charme indéniable.

www.vestiges-de-france.com
www.origines.fr

Parquet au Point de Hongrie en chêne vieilli. Teinte cognac sans finition. Lame de 65 cm de longueur, 12 cm de largeur et 2 cm d’épaisseur. Autres teintes de finition possibles, chez Origines.
©DR

Briques anciennes de récupération (format : 5 x 11 x 22 cm), chez Vestiges de France.
©DR

Pour le jardin, margelle de bassin octogonale en pierre de style Louis XIV, à profil galbé. Dimensions intérieures : 210 x 210 cm. Bassin pouvant être équipé d’une fontaine, chez Origines.
©DR

Terrasse réalisée avec des briques anciennes de récupération (format : 5 x 11 x 22 cm), chez Vestiges de France.
©DR

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